C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages, le mec au fur et à mesure de sa chute il se répète sans cesse pour se rassurer « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien »… mais l’important c’est pas la chute c’est l’atterrissage.
D’une haine à l’amour, qui me dit qu’ils sont issus d’un même sentiment, qui ?
Alors pour le plaisir, je me mets
Kassovitz est grand et d’autant plus charmant, on l’a tous pleuré dans Amen de Costa Gavras, Métisse toujours sur un rythme de différence et d’indifférence. Ce mec a comme on peut dire, un ligne droite, il s’y tient, dessus et bien accroché, filmant une société à point nommé, des histoires de race et d’incompréhension, de mensonges et d’humanité parce qu’il y en a et toujours sur les thèmes inconditionnels d’amour et d’amitié parce que l’homme n’a que ces armes. Je ne te dis pas non plus qu’elles sont en bon état de fonctionnement, qu’aimer vainc tout, non, peut-être repousse et dissuade et que même certaines fois la vie nous rattrape et nos peurs aussi. En tout cas c’est un final.
Tout le monde en parle que demain, demain, c’était à nos portes, tu te rappelles ce feu d’hiver, en bas, dans nos quartiers. Les médias se la jouent belle, chantonnent le non-anniversaire, ce n’est pas un rêve, un cauchemar. On tente de nous faire avaler que tout va recommencer, que les agressions sur les forces de l’ordre se multiplient et que le barbec’ va recommencer. Tu n’as pas vu comment les journaux en parlent ? Ils ravivent les peurs, ils dorent le blason d’une haine, entre chacun, entre voisins. Tous pour se maudire, pour une délation.
------Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle?-------
C'est fort, c'est cru, c'est...vrai !
Est-ce que tu as lu la lettre ouverte de Kassovitz à Sarkosy (et la réponse du nabot d'ailleurs aussi) ?